Nous voici donc dimanche après-midi, le vent s'est levé et la pluie est là, toute prête à tomber, surtout ne pas mettre les pieds dehors sous peine de s'enfoncer jusqu'aux genoux dans la
gadoue.
Toute la maisonnée s'est installée devant "Pirate des Caraïbes", sauf Marie qui préfère vagabonder un peu sur le net.
En apercevant au fond de la chambre ma corbeille de linge à repasser, j'ai vite fait un détour et vite oublié ce tas de vêtements qu'il faudra pourtant gérer un jour ou l'autre.
Depuis quelques jours, se balade dans les média une histoire d'uniformes, notre ministre de l'éducation paraît attaché à cette idée.
Je dis donc Bravo Monsieur le Ministre, moi aussi je suis pour, même si je n'ai pas connu l'uniforme à l'école, je le connais chaque jour au boulot. Eh oui, nous sommes tous habillés de la même
façon, plus de différence entre nous.
J'aimerais la même chose pour mes enfants, plus de séancesd'essayage et d'habillage tous les matins devant le miroir, plus de disputes avec Maman au sujet des vêtements, plus de
regards dégoûtés devant la veste "sans marque" du camarade de classe, plus de stress pour personne.
Plus de tonnes de repassage pour Marie, le rêve quoi !
Je n'ai pas hésité bien longtemps avant de le choisir, ce petit livre qui tient dans la main, facile à tenir, à tourner, à feuilleter, tout petit par rapport aux
idées qu'ils transporte. Une vision de l'Au-Delà qui occupe tout mon temps libre ces jours-ci.
"Il y a plusieurs portes d'entrée pour accéder aux Enfer."
Matteo recherche Pippo, son petit garçon de six ans, mort par balle dans une rue de Naples, guidé par un vieux prêtre il franchit l'une de ces Portes.... et là je suis captivée, visions
d'horreur. Passionnant.
Mis à part cette délicieuse lecture, je m'en vais cuire du saumon, ce soir il sera aux petits légumes, en papillottes...
Peut-être est-ce cela l'enfer pour un poisson ?
Il y a seize ans exactement, j'attendais l'arrivée d'un bébé, ni garçon ni fille, juste un bébé.
A deux heures cinq du matin le 15 janvier, naissait la petite Adèle, une merveille de petite fille, un petit museau (son petit nez en trompette) dont je ne cesse depuis de lui
parler.
Toujours sage, tranquille mais grandement espiègle et maligne la petite cocotte, le bonheur de sa maman.
De beaux cheveux bouclés qui ont fait leur apparition vers l'âge de deux ans, elle a toujours ces boucles mais ne les supporte plus.
Il est bon de se souvenir de choses comme ça, la naissance d'un enfant. Demain donc, nous fêterons ses 16 ans, elle a bien grandi mais toujours en sagesse. Elle est tranquille, travailleuse, sage
et intelligente.
Ma belle Adèle, comme je t'aime.
A part ça tout va pour le mieux, j'ai été absente longtemps des blogs c'est vrai mais sans oublier personne, aujourd'hui j'avais envie d'écrire, demain on verra....
"Excusez-moi Madame, pourriez-vous m'indiquer le magasin Electro-truc ?"
La dame est réticente, elle a presque peur et se rassure en me regardant, elle doit penser que j'ai l'air normale, juste un peu perdue dans l'effroyable zone industrielle qui nous entoure.
Elle m'indique la voie de la main, il faut donc aller tout droit par là.
"Merci beaucoup".
Mais Marie Bland n'a pas le sens de l'orientation, sans son mari comme co-pilote elle est perdue !
Peu importe, j'ai vistité la zone industrielle, tourné et retourné, rebroussé chemin, repartie dans un autre sens...
"Excusez-moi s'il vous plait, je cherche le magasin Electro-truc".
Cette dame est encore plus inquiète que la précédente, qui peut bien lui adresser la parole ? Qui ose demander gentiment son chemin en souriant ? Je lis tout ça dans ses yeux.
"Je ne sais pas, pas ici en tout cas".
Les gens sont de plus en plus craintifs, le mode sourire a été supprimé depuis longtemps.
Ce n'est qu'après vingt minutes que je trouve enfin LE magasin....
Ma déception est trop grande pour que j'ai envie de la raconter, un endroit aussi minable après avoir autant tourné en rond !!
Assez ! J'ai fini chez Darty, au moins je savais où c'était et ce que j'allais y trouver.
Voilà un moment que je n'apprécie jamais vraiment, l'heure de préparer les affaires des filles pour demain et du garçon pour ce soir. Jeune homme va retourner à Tours de nuit, dans le brouillard
et le froid, en voiture avec un copain... le pire cauchemard d'une maman !
Il faudra aussi et surtout sécher les cheveux de la plus grande, qui a une chevelure de rêve, de magnifiques anglaises totalement naturelles et qui (quel drame) lui déplaisent complètement.
Brosses, séche-cheveux, lisseur, tout est bon pour tirer et lustrer ses pauvres cheveux, elle ne veut plus la moindre boucle au désespoir de Maman qui trouve tant de charme à ses cheveux
bouclés.
Bon allez au travail...
J'ai eu une mauvaise nuit, ce qui m'a permis de profiter des Grosses Têtes, j'adore !
RTL repasse d'anciens enregistrements, fabuleux de retrouver Jacques Martin, Jean Yann et tant d'autres, un régal que je m'offre les nuits où Morphée ne veut pas de moi.
Ce n'est qu'en sortant de la douce chaleur de mon lit que je me suis aperçue que la cuve devait être vide, la maison était glacée et la chaudière refusait tout redémarrage. Il faut dire qu'à
cause du porte feuille nous avions attendu pour faire le plein.
Deux pulls, deux paires de chaussettes, une écharppe et un bonnet n'étaient pas de trop pour moi dans le salon cet après-midi, et ce charmant Monsieur est venu remplir la cuve, qui avait une soif
de loup !
J'ai à nouveau chaud, mais je peux le dire, ce fût un mardi frileux.
Une petite photo qui réchauffe...
15h30, après une petite sieste facilitée par la lecture d'un bon thriller, me voilà réveillée, encore un petit paquet de minutes et il faudra rejoindre l'école pour récupérer la progéniture.
J'ai toujours plein de choses en tête les matins de repos, aujourd'hui c'était repassage puisque j'ai enfin récupéré ma centrale qui s'était presque consumée d'elle-même. Un cable qui prend feu dans un appareil presque neuf, encore une fabrication chinoise ?
Mais l'idée du repassage s'est vite évaporée, pas le temps, les courses, la préparation du repas, un petit ménage indispensable, reprendre l'enfant à l'école... et hop plus de repassage possible, pourtant une montagne m'attend, environ trois heures de travail, trois heures parce que je ne suis pas à cheval sur les plis, sinon c'est six heures qu'il faudrait.
On verra un autre jour pour le linge.
Ce soir je travaille, donc retour à 20h30, soirée bruyante, mes filles parlent fort, et je retrouverai mon bouquin pour à nouveau m'endormir.
Vive le sommeil !
Une petite visite chez Heure-Bleue, j'adore les histoires Merveille(uses) et me voilà coincée, impossible de lui laisser un petit mot, l'écran m'apprend que le "serveur" est en maintenance, bah tiens ! Tu m'en diras tant !
Moi qui suis si sensible au charme des serveurs (les vrais), qui portent noeud papillon et me demandent gentiment ce que je désire... Malheureusement il ne s'agit pas des mêmes serveurs, je ne supporte plus les serveurs en maintenance, celui du boulot est justement dans ce cas là depuis deux jours et nous vaut, à moi et à mes collègues, les pires remarques de la part des clients.
"...C'est inadmissible, lamentable, c'est fait exprès pour m'embêter, c'est de l'arnaque...." Et j'en passe ! J'ai les oreilles farcies par tout un tas de reproches, presque d'insultes parce que le serveur est HS.
Braves gens, si vous saviez à quel point ce serveur j'aimerais l'écraser avec ma chaussure, et celui des blogs avec l'autre pied, si vous saviez comme vous me soûlez avec vos petits problèmes de grande surface !
Est-ce que je suis en maintenance moi ? Non, mais à force de me faire agresser, je risque bien de m'y retrouver !
Je vais prendre mon bon vieux sécateur pour écourter les tiges minces, il reste une ou deux fleurs, mes géraniums ont été paresseux cet été mais leurs feuiles sont encore bien vertes.
Il seront rangés tout autour de la petite verrière qui protège ma porte d'entrée, lorsque les gelées seront assez fortes je les recouvrirai d'un voile blanc parce que les vitres ne suffiront pas
à les protéger totalement.
J'espère qu'ils tiendront le coup.