Le dimanche matin n'est pas davantage fait pour nettoyer qu'un autre jour, mais c'est celui que j'ai choisi pour briquer, désincruster et faire briller, depuis que mon employeur ne profite plus
de moi ce jour là je l'utilise pour des travaux qui m'appartiennent.
Je suis seule dans la maison, levée à l'aube après une heure de lecture, je lis Henning Mankell, j'aime sa façon d'écrire et ses histoires, en ce moment "Le cerveau de Kennedy".
Levée très tôt donc, pendant que la maisonnée est encore endormie, c'est à ce moment là que je me sens le plus de courage pour affronter les taches et le calcaire.
Le flacon est mignon, tout de jaune rempli, un tantinet fier devant l'éponge qui se pâme. A nous trois !
La notice, comme celle de tous les autres produits miracles, certifie un merveilleux brillant, un résultat parfait....
Suffit de regarder l'évier, les bords sont encore tachés après le premier nettoyage, je recommence et cette fois-ci je laisse reposer le produit miracle !
Pendant que je me penche sur la salle de bain, les petites mains chargées de désincruster pour moi s'activent dans l'évier, après un nouveau frottage-rinçage c'est légèrement mieux mais encore
taché !
Je n'ai pas réussi et mes mains sentent... sentent... le produit miracle, et cette odeur restera là toute la journée, je vais traîner avec moi ce résultat médiocre.
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Par Marie Bland
Dimanche 15 mars 2009
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Publié dans : Petites causeries
C'est en écrivant ma première date de la journée que je me suis aperçue que nous étions le 13, et en plus un vendredi !
On a beau lui donner tous les pouvoirs à ce jour miracle, il persiste à ne rien m'apporter de neuf, j'ai même tenté les "Numéros fétiches" qui ne sont restés que fétiches, j'aurais préféré qu'ils
soient gagnants.
Le soleil était là, les premières jonquilles, une matinée au travail et un après-midi aspirateur, vaisselle, crottes de chien, lecture...
J'ai aussi un peu tourné en rond.
Et puis les filles sont rentrées, avec leurs histoires de goûters, de jus de fruits, de devoirs et de soucis de la journée.
Maintenant dans la maison, flottent des airs de "Un, dos, tres", histoires d'adolescents espagnols dont mes filles se régalent, et bientôt il faudra penser repas du soir... la boule va
s'installer dans mon ventre, comme toujours.
Même si le plat a été pensé, je vais devoir m'installer devant les fourneaux, et cette activité n'est pour moi qu'une corvée qu'il faut que j'assume malgré tout.
Ce fut quand même une bonne journée, et elle n'est pas terminée, qui sait ce qu'elle me réserve encore de banal.

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Par Marie Bland
Vendredi 13 mars 2009
Cette jolie partie de mon anatomie me fait terriblement souffrir, la seule position supportable étant celle dite "en chien de fusil", je suis dans l'obligation de quitter pour quelques heures ou
plus mon clavier...
Certains, certaines d'entre vous connaissent certainement cette sensation de blocage douloureux dans le bas du dos, cette impossibilité de se tenir debout ou même assis, et savent que
les médicaments n'ont que peu d'utilité contre le pincement d'un nerf.
Pour les autres qui ne connaissent pas, je ne peux vous souhaiter qu'une chose, ne jamais avoir mal dans le dos.
Aucun doute, les dahlias attendront le mois prochain...
Bon dimanche.
21
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Par Marie Bland
Samedi 7 mars 2009
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Publié dans : Petites causeries
Mes dahlias étaient d'un rouge éclatant, leurs grosses fleurs donnaient un éclat particulier à mon jardin pendant toute la belle saison et bien au delà.
Lorsque nous avons acheté notre terrain, nous avons travaillé très dur pour le remettre en état. Des gens âgés qui passaient régulièrement devant chez nous, remarquant que nous étions très
assidus à la tâche, nous avaient donné quelques rhizomes.
Au fil du temps, j'ai réussi à obtenir cinq fois plus de rhizomes que la première année. Je les récupérais avant l'hiver, les entreposais au sous-sol et les replantais en avril en faisant
des découpages pour multiplier les pieds.
Il y a deux ans, par manque de temps et peut-être aussi de courage, je les ai laissés dans le sol, l'été est arrivé sans aucune pousse de dahlias, le froid, les mulots, ou simplement une mort
naturelle.
Ce sont des fleurs faciles à cultiver et jolies, cette année je vais renouveler l'opération. J'ai déjà acheté quelques rhizomes en variant les couleurs, j'espère retrouver un jardin plein
d'éclat.
8
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Par Marie Bland
Vendredi 6 mars 2009
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Publié dans : Petites causeries
J'ai toujours
eu le bonheur immense de découvrir mes enfants à leur naissance.
Aura-t-il des cheveux ? Garçon ou fille ?
De quelle couleur seront ses yeux ?
Quelle sera sa taille ?
Chacune des naissances était rythmée par toutes ces belles interrogations, les mêmes pour tous les parents, puis la joie au fil des années de découvrir les traits particuliers à chacun.
Le hasard fait si bien les choses.
Il a fallut que je rentre ce soir pour entendre ce que je n'aurais jamais voulu entendre de ma vie, et pourtant je me doutais que le jour viendrais où un médecin sorti de l'enfer
proposerait à de futurs parents tout aussi diaboliques, de choisir le sexe et chaque trait physique de leur enfant à venir.
Voilà qu'un médecin d'Amérique, ce même pays d'où sortent souvent les pires plaies, propose des enfants sur mesure.
Faire exister des embryons humains, et ensuite faire le tri, ne garder que les plus intéressants aux yeux de ces individus qui prétendent désirer un enfant.
Pauvres petits, triés, choisis à la place de leurs frères et soeurs, n'ayant même plus la liberté d'être les enfants du hasard et de l'amour.
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Par Marie Bland
Mercredi 4 mars 2009
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Publié dans : Petites causeries

Il y a un peu plus d'un an, j'ai eu besoin d'aide, les anti-dépresseurs sont venus à la rescousse. J'ai retrouvé le goût de vivre, plus de nervosité excessive, davantage de compréhension vis à
vis des gens autour de moi. Il faut dire que je ne supportais plus rien, ni la vie, ni la famille, ni le travail, ni les enfants...
Ce n'est pas toujours chose visible, le mal-être et la dépression sont traîtres, nous pouvons tous tomber un jour ou l'autre sans connaître la raison de la chute. J'ai vite compris ça et
j'ai cherché de l'aide près de mon médecin.
Petits comprimés blancs, un par jour pendant un an, c'est long, et puis viens le moment où j'ai pu arrêter, lorsque mon esprit avait retrouvé sa sérénité. Et là... Le casse
tête.
"Vous pouvez diminuer, passez à un demi par jour", "Bien Docteur".
Le jour même s'installent de drôles de symptômes, vertiges, palpitations, que se passe-t-il ? Ce n'est qu'au bout de trois jours de cet affolement corporel que je comprenais la raison de ces
étranges sensations qui me rendaient flasque et électrique à la fois.
Depuis trois mois je suis devenue découpeuse de comprimés, réduire petit à petit, étaler la diminution sur des mois pour ne plus être trahie par mon corps qui se rebiffe.
Un quart un jour sur deux, je ne tiens pas, je suis mal, j'ai donc tranché le quart en deux, ce qui fera un demi quart par jour pendant environ un mois, et ensuite le demi quart deviendra un
quart de quart etc...
Moi qui déteste les fractions !
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Par Marie Bland
Dimanche 1 mars 2009
Le téléphone
sonne dans mon bureau...
J'ai mal à la hanche, je suis tombée la veille chez mon second employeur, un cabinet d'architectes qui n'ont aucun travail a me confier sinon repasser leurs chemises.
Tout est en bois, en bois ciré, j'ai glissé, les pompiers sont venus me chercher pour me transporter dans leur beau camion.
A côté de moi une petite collègue qui aime bien se faire transporter par les pompiers, elle est là je ne sais pourquoi, peut-être pour me rassurer ou pour m'expliquer le fonctionnement de l'arrêt
de travail.
Bref, je décroche le téléphone, c'est T, ma partenaire et collègue attitrée, elle m'annonce que son divorce est prononcé. C'est du rapide, elle a rencontré l'avocat pour la première
fois il y a huit jours.
Elle quitte son mari pour quelqu'un d'autre, a-t-elle bien fait ? Nous le saurons dans quelques années. C'est la vie.
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Par Marie Bland
Vendredi 27 février 2009
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Publié dans : Rêves et drôles d'idées
Il faut bien commencer un jour, j'ai passé deux heures à tailler, l'époque idéale pour que plantes et arbustes retrouvent un bel aspect et des forces pour la belle saison.
Gants et bottes en caoutchouc n'étaient pas de trop, prendre l'air m'a fait beaucoup de bien.
La petite a suivi avec le chien. Je n'ai même pas osé regarder ce qu'elle faisait dans la boue avec son bâton, j'ai aussi vu passer mon parapluie à plusieurs reprises, j'ai appris à ne plus
me fâcher pour tout ça, je laisse les enfants faire de gentilles bêtises.
Le chien ne m'a pas quitté, si heureux de nous retrouver dehors avec lui, le ballon entre les dents en attendant que l'envie me prenne de lui lancer.
Les millepertuis sont sympathiques en fleurs, mais bien moins à tailler, à quatre pattes sous la haie pour couper les pieds au ras du sol, j'ai préféré mettre une photo des fleurs, une de moi
taillant aurait pu provoquer quelques rires.
J'ai fini par un laurier qui avait besoin d'air, et un pommier à fleurs qui tombait dangereusement vers la gauche.
L'après-midi s'est conclu autour d'un plat de crêpes...
Un bel après-midi.
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Par Marie Bland
Mardi 24 février 2009
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Publié dans : Petites causeries
Une grande maison, que dis-je, une gigantesque maison. Nous étions en plein emménagement, des pièces à n'en plus finir, toutes plus grandes les unes que les autres. Chaque membre de la famille
allait enfin avoir sa chambre, mon bonheur était aux proportions de la maison.
Étrange, rien que des murs blancs partout, un intérieur immaculé, mais Dieu que de place ! Il fallait installer les meubles, que nous possédions en nombre bien-sûr, et le piano qui restait
enfermé dans le placard. "Cette fois-ci chéri, nous aurons un salon de musique, nous sortirons le piano du placard".
Mais comme toutes les autres fois, ce bonheur allait être de courte durée, des visiteurs inconnus se déplaçaient dans la maison, dans nos grands couloirs, et terrible surprise des
portes donnaient directement dans un lieu que je pourrais facilement nommer "hôpital". Notre petit chez-nous n'était que l'annexe d'un hôpital !
En sortant je croisais des médecins habillés et masqués, sortant du bloc, ils remettaient leurs chaussures dans cette affreuse pièce qui donnait sur la rue. Le sol était bosselé et couvert
d'une eau sale et jaunie, les pieds dedans sans aucune gène, pour ma part j'étais horrifiée, j'allais devoir traverser cette saleté !
Juste en face, un gros tuyau sortait d'un trou encore bien plus gros, une sorte de grosse aspiration...
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Par Marie Bland
Lundi 23 février 2009
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Publié dans : Rêves et drôles d'idées
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